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Sauvons Les Semences Paysannes
Premier maillon
de la chaîne alimentaire
Parce qu’ils n’ont
pas le droit d’en échanger les semences et les plants, les paysans ont de plus
en plus de mal à cultiver les savoureuses variétés anciennes ou de terroir, ou
celles qu’ils mettent au point pour se passer de pesticides. Les consommateurs
se trouvent ainsi la plupart du temps face à des légumes, fruits, céréales et
autres aliments issus de variétés standards, de plus en plus insipides,
déséquilibrés et souvent chargés de résidus de pesticides.
La réglementation, telle qu’elle s’applique en France, interdit aux paysans
d’échanger, de donner ou de diffuser leurs propres semences et plants. Un
agriculteur (un pépiniériste ou un semencier) ne peut diffuser ou échanger des
semences ou des plants que si la variété est inscrite sur le
« catalogue officiel ». Or, cette inscription, outre un coût élevé inaccessible
pour un paysan, exige de la part des variétés concernées une uniformité et des
caractéristiques techniques qui ne sont pas adaptées à la diversité des terroirs
ni aux modes de production écologiques. Ces contraintes s’opposent à
l’indispensable préservation de la biodiversité.
Certes, une
liste réduite dite « amateur » permet la diffusion de quelques variétés
anciennes de potagères et fruitiers… mais à condition qu’elles ne soient
cultivées que pour la propre consommation du jardinier, sans aucune vente
possible de la récolte.
Les semenciers et pépiniéristes industriels préfèrent multiplier leurs quelques
variétés sélectionnées pour les besoins d’une agriculture industrielle de plus
en plus dépendantes de la chimie. Ce sont souvent des hybrides dont le paysan ne
peut pas ressemer la récolte, demain ce pourrait être des OGM. Les variétés
paysannes, traditionnelles ou de terroir, pourtant mieux adaptées aux conditions
spécifiques et locales de culture, ne les intéressent pas.
Les
consommateurs ont de moins en moins accès aux fruits, aux légumes ou aux
céréales issus de cette biodiversité. On leur impose à leur insu des variétés
sélectionnées d’abord pour leur stockage dans les supermarchés et pour les
transformations industrielles.
Il est urgent de changer cette réglementation qui
détruit la biodiversité des espèces cultivées et concentre la production et la
consommation autour de quelques variétés industrielles
standards.
Pour
préserver la biodiversité,
Pour une
agriculture riche et variée,
Pour le droit
à une consommation libre et saine
Exigeons la
liberté de diffuser les plants et semences paysannes !
Organisée à
l’initiative du Réseau Semences Paysannes, cette Campagne est soutenue par
(liste au 25/08/04) : Action Consommation, Afrique Verte, ASPAARI, Association
pour la régénération de la Vigne, ATTAC, BEDE, Bio d'Aquitaine, Civam Bio 06,
Civam Bio Corse, CNDSF, Confédération Paysanne, Coordination Rurale, CRIIGEN,
FNAB, Fondation Sciences Citoyennes, FRAPNA-Ardèche, FRAPNA Rhône-Alpes, Fruits
Oubliés, GAB Ile-de-France, GABNOR, Germinance, Geyser, GIET, GREENPEACE,
Le Biau Germe, MCBD, MDRGF, Nature&Progrès, OGM-danger, RAD, RFJAE,
Semailles, SIMPLES, SABD, SPBio-LR, Terra Bio Corse, VSF-CICDA, WWF-France.
Pétition
(format
pdf)
Multipliez,
signez, faites signer et renvoyez-nous la pétition !
Pour nous aider à organiser cette campagne, vous pouvez aussi envoyer vos
soutien financiers à :
Réseau Semences Paysannes
Cazalens
81 600 BRENS
Tél. : 05.63.41.72.86
Conseil de lecture :
Renaissance des Semences Paysannes
les semences paysannes comme réponse au OGM et à la privatisation du vivant.
Enjeux politiques.

ouvrage
disponible sur commande au Mouvement de Culture Bio-Dynamique
(voir bon de
commande des publications)
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