Santé publique et alimentation

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Santé publique et alimentation…
 

Selon l’Institut National du Cancer, 35% des cancers sont dus à l’alimentation.

 Des analyses effectuées par la DGCCRF révèlent que près de 53% des fruits et légumes consommés en  France, en 2002, contenaient des résidus de pesticides, dont plus de 8,9% à des doses supérieures aux limites fixées par l’Europe.

Pesticides : plusieurs études relayées par l’OMS, démontrent un lien entre l’exposition à long terme aux pesticides et de nombreuses maladies (cancers, allergies, perturbations immunologiques, neurologiques, hormonales).

Engrais de synthèse : 90% des nitrates contenus dans les engrais ne sont pas fixés par les plantes, mais dispersés dans les sols et les nappes phréatiques. Ingérés, ils se transforment en substances cancérigènes (nitrites, nitrosamines et nitrosamides).

Semences industrielles : le recours massif aux engrais et aux pesticides produit des plantes trop riches en protéines de mauvaises qualités et carencés en oligo-éléments et antioxydants indispensables à notre santé.

OGM : les plantes OGM sont manipulées pour secréter un herbicide et/ou tolérer un herbicide en le concentrant, que l’on retrouve dans notre alimentation y compris dans la viande. En outre, il existe des risques infectieux liés à la résistance aux antibiotiques et un potentiel allergisant a récemment été mis en évidence.

Elevage intensif : l’alimentation des animaux d’élevage, l’utilisation intensive d’antibiotiques et les conditions concentrationnaires d’élevage facilitent l’émergence de nouveaux microbes et virus pathogènes pour l’homme, de véritables bombes à retardement dont on est loin de mesurer l’ampleur.

Additifs alimentaires : 357 additifs alimentaires sont autorisés en Europe, que savons-nous de leur effet sur la santé ? 3000 arômes sont librement autorisés, sans obligation d’étiquetage et sans étude préalable de toxicité.
 

… l’environnement intimement lié

Surconsommation d’énergie et effet de serre : l’agriculture conventionnelle est la 1ère source d’émission de gaz à effet de serre avec 26% du total national. (75% des émissions de protoxyde d’azote, 57% des émissions de méthane, 12% des émissions de dioxyde de carbone). Elle consomme 50 fois plus d’énergie qu’elle n’en rapporte.

Érosion et perte de fertilité des sols : en 20 ans, le taux de matière organique du sol est passé de 4 à 2%, cette perte de fertilité nécessitant une utilisation toujours plus importante d’engrais chimiques. Entre 1975 et 1995, la France a perdu 2,4 millions de prairies permanentes.

Pollution et gaspillage de l’eau : l’agriculture conventionnelle consomme près de 70% de la réserve d’eau douce, principalement pour l’irrigation, dont 55% en pure perte. Elle est à l’origine de 70% de la pollution des eaux souterraines.

Diminution de la biodiversité : les pesticides déséquilibrent l’écosystème favorisant ainsi le développement des nuisibles, la disparition de la faune et de la flore naturelle des cultures. Sur près de 250 000 variétés végétales propres à la culture moins de 3% sont aujourd’hui cultivées, et parmi les 150 inscrites au registre du commerce international seulement 30 pourvoient à 90% des ressources alimentaires mondiales. L’élevage n’échappe pas à la règle, sur 3831 races représentant 14 espèces de mammifères répertoriées au début du 20ème siècle, 16% sont éteintes et 15% dans un état critique ou menacées d’extinction.

Association Objectif Bio

 

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